Commission canadienne du sûreté nucléaire
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La CCSN demande à Cameco davantage d’information sur les émissions de son installation de conversion de Port Hope

15 juillet 2010

Le 29 juin 2010, conformément aux exigences en matière d’établissement de rapports, la société Cameco a informé la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) avoir potentiellement dépassé le seuil d’intervention pour les émissions d’uranium provenant de son installation de dioxyde d'uranium (UO2) de Port Hope (Ontario) et qu’une enquête interne était en cours.

Les seuils d’intervention sont établis par les titulaires de permis et font partie de leurs programmes environnementaux et de radioprotection. Ils visent à donner un avertissement anticipé en cas de perturbation du processus et sont établis bien en deçà des limites réglementaires prévues par la CCSN. Par conséquent, le fait de dépasser un seuil d’intervention ne constitue pas un risque pour l’environnement ou pour la santé du public et des travailleurs.

Le 30 juin 2010, Cameco a volontairement arrêté l’exploitation de son installation de dioxyde d'uranium (UO2) afin de mener une enquête visant à déterminer les sources potentielles d’émissions élevées d’uranium. Cameco a informé la CCSN qu’elle avait pris des mesures correctives, y compris l’inspection et le nettoyage de l’équipement lié au processus et à l’échantillonnage, la mise en œuvre de nouvelles procédures d’entretien et la comparaison des résultats de l’échantillonnage interne des émissions des cheminées et des résultats obtenus à la suite de l’examen par une tierce partie indépendante des échantillons de ces émissions. Le 12 juillet 2010, à la demande du personnel de la CCSN, Cameco a présenté son rapport sur les émissions d’uranium de la cheminée principale de son installation de dioxyde d'uranium.

Selon l’examen du rapport, la CCSN a conclu que, le 29 juin, le taux d’émissions d’uranium à l’installation de dioxyde d'uranium s’élevait à 7,21 gU/h (grammes d’émissions d’uranium par heure). Bien que ce niveau se situe bien en deçà de la limite autorisée de 150 gU/h, il dépasse le seuil d’intervention de l’installation, soit 7 gU/h.

La CCSN estime qu’il est nécessaire d’apporter des améliorations au système d’échantillonnage interne des émissions des cheminées de l’installation de dioxyde d'uranium de Cameco et au programme d’entretien préventif. Elle a demandé à Cameco de présenter son rapport d’enquête final, y compris les causes des émissions élevées d’uranium et les mesures correctives qui seront prises afin d’empêcher que se répète l’incident du 29 juin. En outre, la CCSN a demandé à Cameco de présenter les recommandations de ses consultants en vue d’améliorer le système d’échantillonnage interne des émissions des cheminées de l’installation de dioxyde d'uranium.

La santé et la sécurité du public et des travailleurs, et l’environnement, n’ont à aucun moment été compromis. La CCSN poursuivra sa surveillance réglementaire de l’installation.