Commission canadienne du sûreté nucléaire
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Démythificateur

L’énergie nucléaire est un sujet qui a donné naissance à plusieurs mythes au fil des années. Une part importante du mandat de la CCSN consiste à fournir de l’information factuelle qui aide les gens à comprendre la science nucléaire et ses effets sur les personnes.

La présente section a pour but de dissiper certains des mythes les plus communs au sujet de la technologie nucléaire et de ses applications, comme :

La CCSN ne fait pas la promotion de l’utilisation des technologies et des matières nucléaires. Elle réglemente plutôt son utilisation en vue de préserver la sûreté, la santé et la sécurité des personnes et de protéger l’environnement. La CCSN respecte les engagements internationaux du Canada à l’égard de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire.


Centrales nucléaires

myth Mythe : Les centrales nucléaires peuvent exploser comme des bombes nucléaires.
fact Fait :

Une centrale nucléaire ne peut pas exploser comme une bombe. Les bombes nucléaires diffèrent complètement d’un réacteur nucléaire. Bien que les deux utilisent des matières fissiles, il ne s’agit pas des mêmes matières et elles sont utilisées de manière très différente. Le combustible utilisé dans les réacteurs CANDU est de l’uranium naturel. Pour produire une bombe nucléaire, il faut de l’uranium hautement enrichi ou du plutonium. L’uranium naturel contient environ 0,72 % d’uranium 235. L’uranium hautement enrichi contient au moins 80 % d’uranium 235. De plus, dans les réacteurs commerciaux, la fission nucléaire est contrôlée à l’intérieur d’un système conçu pour assurer le contrôle de la réaction nucléaire. Les bombes nucléaires sont spécialement conçues en vue de produire une fission incontrôlée qui entraîne une explosion.

 

 
myth Mythe : Les réacteurs CANDU sont dangereux en raison de leur coefficient de puissance ou de réactivité.
fact Fait :

Le coefficient de puissance des réacteurs CANDU ne pose pas un risque important. Conformément aux exigences canadiennes en matière de sûreté nucléaire, les centrales nucléaires doivent avoir une combinaison appropriée de caractéristiques de sûreté inhérentes et techniques incorporées dans la conception des systèmes de contrôle et de sûreté du réacteur. Une conception de réacteur qui a un coefficient de réactivité positif est tout à fait acceptable dans la mesure où le réacteur demeure stable en cas de fluctuation de la puissance et où la probabilité et les conséquences d’un accident potentiel qui serait aggravé par une rétroaction de réactivité positive demeurent à l’intérieur des limites prescrites par la CCSN. Il s’agit de questions de sûreté bien connues qui ont depuis longtemps été traitées dans le régime de sûreté et de réglementation de la CCSN.

 

 
myth Mythe : Les niveaux de tritium mesurés dans l’eau potable des communautés situées près d’installations nucléaires canadiennes posent un risque pour la santé.
fact Fait :

Les niveaux de tritium observés dans l’eau potable de ces communautés ne posent pas de risque pour la santé. Ils se situent en-deçà des normes de sûreté minimales nationales et internationales et sous le seuil de 20 Bq/L. Consultez notre document d’information sur le tritium dans l’eau potable pour obtenir plus d’information.

 

 
myth Mythe : Les réacteurs CANDU produisent plus de plutonium que les autres réacteurs.
fact Fait :

Les réacteurs CANDU produisent environ la moitié moins de plutonium par masse de combustible déchargé que les réacteurs à eau ordinaire.

 

 
myth Mythe : Il n’existe aucune solution à l’évacuation du combustible nucléaire usé.
fact Fait : À l’heure actuelle, tout le combustible nucléaire usé du Canada est stocké dans des installations artificielles sûres conçues pour le stockage à court et à moyen terme. La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a entamé un dialogue avec le public canadien en vue de collaborer à l’élaboration et à la mise en œuvre d’une approche de gestion à long terme du combustible nucléaire usé au Canada qui sera socialement acceptable, techniquement fiable et économiquement réalisable.
     

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Exploitation et transformation de l’uranium

myth Mythe : L’exploration uranifère engendre la libération de niveaux dangereux de rayonnement.
fact Fait :

Les méthodes typiques d’exploration uranifère, comme le forage de petites carottes, pose un risque allant de négligeable à nul d’accroître l’exposition au rayonnement, y compris au radon.

L’exploitation minière de l’uranium est régie par les provinces et ne nécessite pas l’obtention d’un permis
de la CCSN.

 

     
myth Mythe : Un lien existe entre l’exploitation et la transformation de l’uranium et les enfants mort-nés, les anomalies congénitales et les cancers.
fact Fait :

Les activités d’exploitation et de transformation de l’uranium ne causent pas de mortinatalité, d’handicaps congénitaux ou de cancers chez les humains ou les animaux.

L’uranium naturel extrait des mines et transformé en combustible pour alimenter les réacteurs nucléaires n’engendre simplement pas de tels risques.

L’uranium naturel est peu radioactif. Lorsqu’il est absorbé en grandes quantités, les principaux risques pour la santé sont des lésions rénales.

Toutefois, les activités d’exploitation et de transformation de l’uranium n’exposent pas la population à des niveaux qui pourraient endommager les reins.

 

     
myth Mythe : Les effluents provenant de l’exploitation des mines et usines de concentration contiennent plusieurs contaminants, comme du sélénium et du molybdène, des métaux nuisibles pour les poissons et les autres animaux.
fact Fait :

La CCSN veille à ce que l’eau souterraine, les ruisseaux, les lacs et les rivières en aval des mines et usines de concentration d’uranium soient sûrs pour les personnes, les plantes, le poisson et les autres animaux.

Les programmes de surveillance cumulatifs dans le Nord de la Saskatchewan, où sont situées toutes les mines d’uranium en exploitation, ont permis de confirmer que les niveaux de contaminants à l’extérieur de ces sites sont à peine détectables et ne posent aucun risque pour la faune.

Bon nombre de technologies de traitement de l’eau utilisables rapidement et facilement permettent de réduire les contaminants potentiellement dangereux à des niveaux sûrs avant que les effluents soient rejetés dans l’environnement.

À propos des sites miniers historiques – La CCSN et les gouvernements provinciaux et territoriaux contrôlent et surveillent les rejets provenant des sites miniers qui ont été bâtis et exploités il y a des dizaines d’années.

La plupart des sites miniers historiques ont été remis en état, et les autres font actuellement l’objet d’évaluations.

La CCSN a depuis appliqué les leçons apprises dans le passé.

Dans cette veine, elle a établi des programmes et règlements environnementaux plus rigoureux que ceux de tout autre secteur minier au Canada.

 

     
myth Mythe : Le drainage des acides des sites actuels et anciens de mines et d’usines de concentration est un problème important qui menace les cours d’eau.
fact Fait :

Le drainage des acides ne génère aucun rejet dans les sites actuels de mines et d’usines de concentration. Tous les rejets sont contrôlés et surveillés et ne posent aucun risque pour les cours d’eau.

Les techniques industrielles modernes neutralisent l’acidité des résidus. Les bassins de résidus sont également conçus pour minimiser toute acidification potentielle.

Dans le cadre du processus de déclassement, d’anciens sites miniers ont été évalués et des mesures adéquates ont été prises ou le seront en vue de protéger l’environnement contre le drainage potentiel des acides.

 

     
myth Mythe : Aucune mine ou installation de transformation de l’uranium n’est située près d’un secteur à forte densité de population. Il est donc impossible de déterminer si ces installations sont dangereuses pour la santé humaine.
fact Fait :

Il existe plusieurs installations de transformation de l’uranium près de Port Hope et de Blind River (Ontario). Des sites de mines uranifères déclassées dans le nord de l’Ontario sont également situés près de secteurs à forte densité de population.

Des études réalisées durant plusieurs décennies ont démontré à plusieurs reprises que les personnes habitant près de ces installations sont en aussi bonne santé que le reste de la population générale.

Des études réalisées dans les environs des sites de transformation de l’uranium d’autres pays en sont arrivées à la même conclusion.

Il en va de même pour les personnes habitant près de centrales nucléaires.

 

     
myth Mythe : Le poisson, le gibier et les fruits provenant des régions avoisinant les mines et usines de concentration d’uranium en exploitation sont impropres à la consommation.
fact Fait :

Le poisson, le gibier et les fruits provenant des régions avoisinant les mines et usines de concentration d’uranium en exploitation sont propres à la consommation.

Une surveillance constante démontre que les rejets près des sites de mines et usines de concentration sont à peine détectables.

À propos des sites miniers historiques – Certaines restriction s’appliquent aujourd’hui à la pêche dans des lacs situés sur d’anciens sites de mines et usines de concentration.

Ces sites étaient exploités durant les années 1950, avant l’adoption de la réglementation et des programmes environnementaux, soit dans un contexte très différent de la surveillance rigoureuse actuelle.

 

     
myth Mythe : L’exploitation minière de l’uranium compromet des activés traditionnelles comme la pêche, la trappe et la chasse.
fact Fait :

La CCSN veille à ce que des mesures adéquates soient en place en vue de minimiser les incidences possibles sur les activités traditionnelles dans les régions où des mines d’uranium sont exploitées.

Dans certains cas, des trappeurs ont continué de pratiquer leur métier et demeurent même sur des propriétés autorisées par la CCSN durant l’exploitation des mines d’uranium.

Dans le nord de la Saskatchewan, où sont situées toutes les mines d’uranium en exploitation, on visite et consulte les groupes autochtones et les communautés au cours de diverses étapes de la vie d’un projet.

Ces groupes offrent une contribution utile en communiquant leur savoir traditionnel et en portant à notre connaissance les plantes, animaux et les activités traditionnelles utiles. Cette information aide la CCSN à veiller à ce que tout incidence potentielle soit éliminée ou atténuée.

Les groupes autochtones participent aussi activement à la collecte d’échantillons qui servent à la surveillance environnementale.

 

     
myth Mythe : Le savoir traditionnel et les mœurs autochtones sont ignorés lors de la désignation d’une nouvelle mine ou usine de concentration d’uranium et de l’évaluation de son incidence environnementale potentielle.
fact Fait :

On consulte les groupes autochtones durant chaque étape des projets nucléaires, qui comprennent les nouvelles mines et usines de concentration d’uranium, et ils sont encouragés à participer à la planification.

Les droits des Autochtones sont toujours pris en compte avant d’aller de l’avant avec un projet.

 

     
myth Mythe : L’exploitation et la transformation de l’uranium pose un risque grave pour la santé des travailleurs et des personnes habitant près des installations où ces activités ont lieu.
fact Fait :

Aujourd’hui, les travailleurs de l'uranium et les personnes habitant près des installations sont en aussi bonne santé que la population générale canadienne.

La CCSN supervise de rigoureux programmes visant à contrôler l’exposition au rayonnement et aux agents chimiques, et elle traite toute menace potentielle à la santé des travailleurs.

Par conséquent, les membres du public ne sont pas exposés à des niveaux de contamination qui pourraient représenter un risque pour la santé.

 

     
myth Mythe : Les niveaux de radon sont élevés près des installations uranifères.
fact Fait :

Les activités des mines et usine de concentration d’uranium ne génèrent pas une augmentation des niveaux de radon au‑delà du niveau naturel dans les régions avoisinantes.

Le radon généré à l’intérieur des mines est surveillé, contrôlé et dirigé loin des travailleurs de façon sûre au moyen de la ventilation. Il ne représente aucun risque pour la santé des travailleurs ou du public.

 

     
myth Mythe : Les activités des mines et usine de concentration d’uranium rejettent de la poussière radioactive dans l’atmosphère et contamine le sol et l’air de vastes régions.
fact Fait :

Les activités minières sont sûres pour la santé des gens et de l’environnement et ne génèrent qu’une faible quantité de poussière localement, laquelle est maintenue à de bas niveaux grâce à diverses méthodes.

Étant donné que la poussière d’uranium est lourde, elle ne se déplace pas très loin dans l’atmosphère. Ainsi, les concentrations de poussière dans l’air demeurent faibles et sont entièrement contenues au sein des sites des mines et usines de concentration.

 

     
myth Mythe : Les données sur le rendement environnemental des activités minières et de transformation de l’uranium sont secrètes et contrôlées par le secteur.
fact Fait :

Les données sur le rendement environnemental des installations sont regroupées dans un rapport annuel disponible sur le site Web de la CCSN. Les exploitants actuels du nord de la Saskatchewan affichent aussi régulièrement leurs données en matière de surveillance environnementale sur leurs sites Web, et font état de leurs résultats aux communautés nordiques.

D’autres rapports annuels rigoureux et exhaustifs sont aussi disponibles en nous contactant directement.

 

     
myth Mythe : Les activités d’exploitation et de transformation de l’uranium d’aujourd’hui seront un fardeau pour les prochaines générations.
fact Fait :

La CCSN oblige les exploitants des installations à maintenir des garanties financières adéquates pour couvrir le nettoyage et la surveillance des sites durant et après l’exploitation.

Les garanties financières constituent une condition importante des permis de la CCSN, et cette dernière n’émettra jamais un permis à une société minière ou de transformation uranifère qui n’en offre pas.

De plus, la CCSN examine les mesures proposées en vue de réduire l’empreinte globale des activités et veille à une remise en état progressive.

Un nettoyage est effectué à chaque étape de l’exploitation et de la concentration.

 

     
myth Mythe : Le transport de concentrés uranifères est une activité dangereuse.
fact Fait :

L’uranium, au moment où il quitte l’usine de concentration, ne constitue pas une substance radioactive dangereuse.

Aussi appelé yellow cake, il n’est pas soluble dans l’eau et peut être facilement récupéré en cas de déversement.

Le règlement fédéral sur l’emballage et le transport assure le transport sûr des concentrés uranifères.

 

     
myth Mythe : L’exploitation et la transformation de l’uranium mènent à la prolifération des armes nucléaires.
fact Fait :

Aucun uranium canadien ne sert à produire des armes nucléaires ou de l’équipement militaire.

Des systèmes de contrôle et des programmes d’inspection rigoureux régis par l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont en place afin de le garantir.

Tout l’uranium est étroitement surveillé, du moment où il quitte la mine au moment de son élimination.

De plus, des ogives nucléaires, tant aux États‑Unis qu’en Russie, sont actuellement démantelées afin de produire du combustible pour des réacteurs nucléaires civils.

 

     
myth Mythe : Les habitants de Port Hope sont malades en raison de l’exposition aux déchets radioactifs de faible intensité du passé.
fact Fait :

Les résidents de Port Hope sont en aussi bonne santé que le reste de la population canadienne.

Plusieurs études scientifiques évaluées par les pairs et effectuées par des agences indépendantes et dignes de confiance le démontrent.

La CCSN a récemment examiné les conclusions de plus de 30 études environnementales et 13 études épidémiologiques évaluées par les pairs. Elle a publié un rapport de synthèse qui a été présenté aux membres de la communauté lors de journées portes ouvertes.

Les résultats ont été comparés à ceux de 40 études épidémiologiques internationales sur des populations semblables, et la conclusion est claire : la santé des résidents de Port Hope est identique à celle des autres Canadiens.

 

     

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Applications industrielles et médicales

myth Mythe : L’irradiation des aliments rend les aliments radioactifs.
fact Fait : L’irradiation des aliments ne les rend pas radioactifs. Le processus consiste à exposer les aliments aux rayons ionisants dans le but de tuer les bactéries, les virus et les insectes pour prévenir l’empoisonnement alimentaire et la détérioration des aliments. L’irradiation sert également à ralentir le mûrissement et la germination des fruits ou des légumes frais. Renseignez-vous davantage sur l’irradiation des aliments en consultant le site Web de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

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Généralités

myth Mythe : Le secteur de l’énergie nucléaire canadien est clos et inaccessible.
fact Fait : Dans le cadre de ses activités de réglementation, la CCSN tient régulièrement des audiences et des réunions publiques qui permettent aux citoyens d’en apprendre davantage sur les installations et les projets nucléaires ainsi que sur la façon de participer au processus réglementaire à titre d’intervenants. Les séances publiques sont accessibles par webdiffusion et la documentation est mise à la disponibilité du public. Renseignez-vous sur le travail du tribunal de la Commission ou contactez-nous pour obtenir plus de détails sur la façon de participer.

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